Et celui-là, hein ? Vous en dites quoi ?

Mes chers et fidèles amis lecteurs,

Il faut que je vous raconte. Si, si, je suis content.

Vous le savez déjà par la presse people à qui rien n’échappe : je joue actuellement à Marseille une pièce de vaudeville, écrite par l’ami Merri. Lui et moi sommes logés dans un bel appartement du Prado, non loin du stade Vélodrome. L’endroit est joliment décoré, avec goût et originalité. Mais, diable, je ne suis pas maître de ce blog pour vous parler décoration. Auquel cas, vous et moi serions abonnés à un truc calibré style Maison et Intérieurs.

Je voulais vous parler des toilettes de l’appartement. Noires, spacieuses, élégantes. Pourquoi cette soudaine envie impérieuse de pondre – je sais, je sais, le style est douteux – un Myself ici dans cet endroit ?

Pour deux raisons. L’endroit est beau et j’ai envie d’essayer mon nouveau 17-50, les puristes traduiront aux autres.

Je fais ma petite séance. Je réalise qu’il me manque la moitié du matériel dont j’ai besoin. Peu importe, je ne ss pas un idiot, je réagis, je m’adapte : je vais faire avec les moyens du bord. Une fois le shooting terminé, je n’ai pas mes outils informatiques, ma tablette graphique, par exemple. Et alors ? C’est censé me faire peur ? On me prend pour une mauviette ?Pire, on me confond avec une tapette de bas quartier ? Le Myself, c’est à la main que je vais le faire, si je puis dire.

Le résultat est chouette. Lulu le trouve drôle. J’ai hâte de vous le montrer. Venez, venez nombreux, faites passer.

20121230-214955.jpg
Buy image

Alors, allez-vous me demander avec votre curiosité désormais légendaire, y a-t-il un message ?

Eh bien, pour une fois, oui.

Un qui a le papier, l’autre qui n’en à plus. Dans les deux cas, ça revient au même : même aux toilettes, on n’est jamais tranquille.

Je cherche une idée pour jouer avec la grande terrasse, mais curieusement, mon esprit est aussi stérile que la formule ADN d’un vieux dinosaure.

On verra bien.

I love you. All of you. And Lulu.

J’adore cette pub !!!

En attendant de rentrer sur scène à Marseille, je ne peux pas m’empêcher de vous parler de cette affiche publicitaire, produite par le parti communiste, et qui me fait bien rigoler.

20121229-190618.jpg
Je suis communiste et ça fait du bien…

Une belle fille qui me laisse ce message, ça veut dire quoi ? Que le parti communiste est devenu tellement chiant que ça fait du bien que ça sorte ? Je parle du parti communiste mais les autres ne sont guère mieux… Entre l’UMP qui a les primaires les plus ridicules de la galaxie et un parti socialiste qui ne sait pas comment réparer les gaffes de ses champions au gouvernement, nous autres, le peuple, coincé entre toutes ces guerres de clochers, ne savons plus trop qui écouter.

Il suffirait donc d’être communiste et hop, magie, nous ne sentirions mieux. Au fait, combien sont-ils d’adhérents au PC à se sentir bien ?

Ils seraient 138000. Sur une population de 63 millions de français, ça fait pas beaucoup à se sentir bien. Je comprends qu’ils soient en stratégie de recrutement…

Mais, si ma mémoire est bonne, en 1917, des gens ont adopté dans une révolution sanglante, le principe d’être communiste. Non, non seulement ça n’a fait du bien à personne mais de surcroit, rien de véritablement bien n’en est sorti.

En 1991, alors que la première guerre contre l’Irak éclatait, je me souviens très bien de la campagne publicitaire du parti communiste :

Je suis pour la liberté, j’adhère au PCF.

Je vous laisse réfléchir là-dessus.
J’entends les portes du théâtre s’ouvrir. Le public arrive. La salle se remplit doucement, avec son habituel brouhaha. Je dois me changer. Dans trente minutes, je suis sur scène.

I love you. All of you. And Lulu.

Un nouveau Myself…

Ah, ah, ah, mes chers et fidèles amis lecteurs, je le sais, je le devine… Ne dites rien, non, non, je vous vois venir. Vous êtes plusieurs à vous demander la même question : alors, les Myself ? On n’en entend plus parler, que se passe-t-il ? Plus d’inspiration, de créativité ? Allons, allons, pas de ça sur ce blog – qui est quand même le mien – pas de laissez aller, je vous prie…

J’ai deux nouvelles a vous annoncer. Là. Voilà.

La première. Qui vient toujours avant la deuxième. Un nouveau Myself a été livré à la jolie Caroline qui l’avait commandé pour Noël.

20121227-120819.jpg
Buy image

Car la belle enfant, voyez-vous, voulait offrir la photo à ses parents pour Noël. Je ne pouvais pas montrer cette dernière avant le réveillon par peur de gâcher la surprise, la maman de Caroline étant beaucoup sur Facebook.

C’est aussi ma manière de rendre hommage à un grand journal de cinéma aujourd’hui disparu : Cinémonde. L’hebdomadaire, qui exista de 1928 à 1971, recruta des collaborateurs classieux, si je puis dire : Joseph Kessel, Blaise Cendrars ou Marcel Carné… J’ai toujours apprécié ses couvertures, photos d’actrices célèbres, pour son aspect aujourd’hui, si vintage.

La deuxième nouvelle ? Tout doux, Mimosa, tout doux. Ça vient, ça vient…

Prenez vos calepins et notez : le samedi 18 mai 2013, aura lieu à la galerie PromenArts, à Saint Martin de Ré, le vernissage de l’exposition des Myself. Yes, sir, tout à fait. Les Myself vont être exposés !!!

Patrick Poireau, propriétaire des galeries PromenArts, a trouvé l’idée tellement – je cite – mégalo qu’il m’a tout de suite proposé les dates. Ça, pour une bonne nouvelle, c’est une très bonne nouvelle. Ne soyez pas inquiets, mes chers et fidèles amis lecteurs, je vous en reparlerai en temps et en heure.

En attendant, je vous laisse, j’ai un rôle de pièce à apprendre.

I love you. All of you. And Lulu.

Sacré Père Noël !

Ce matin, alors que je revenais de faire des courses, je vois ceci.

20121224-151435.jpg

Vous connaissez tous ce genre de breloque que les braves gens accrochent au bord de leurs fenêtres, genre : le père Noël va venir ici.

Bon, d’accord.

Moi, j’ai juste l’impression que le père Noël vient de se pendre. C’est vrai, quoi, il se balance au gré du vent, inerte et sans vie. La pluie l’abîme et le rend pathétique. Non, non, honnêtement, je trouve ça nul.

Voilà, ça, c’est dit.

I love you. All of you. And Lulu.

Joyeux Noël

Mes chers et fidèles amis lecteurs,

C’est l’heure.

Plus un bruit, pas même un murmure ou un chuchotement, ne résonnent dans la maison. La table est vide, tout le monde est parti se coucher. Il arrive, vêtu de sa toque rouge épaisse soyeuse, se faufile dans la cheminée et dépose les cadeaux pour les enfants que nous sommes. Au fond, le Père Noël, on y croit toujours. Moi, un peu, encore.

Je vous souhaite à tous un joyeux Noël, plein de joies et de rires, de cadeaux et de tendresse. J’espère, du plus profond de mon coeur, que cet instant de paix gagnera le coeur de tous, partout dans ce pauvre monde.

Que les extrémistes et autres tarés se rappelleront que le sourire d’un enfant est plus chaleureux que le rayonnement d’une idée.

Que ceux qui savent tout et ne comprennent finalement pas grand chose partageront avec ceux qui ignorent tout sauf l’essentiel.

Que ceux laissés au bord de la route trouveront quelqu’un avec qui partager la bûche.

Joyeux Noël aussi à ceux qui sont partis et qui me manquent tellement un peu plus chaque jour. À commencer par toi, mon vieux. Et toi, mon Isa. Où que vous soyiez.

Joyeux Noël et paix sur la terre, aux hommes de bonne volonté.

Joyeux Noël a toi qui croit en moi et me fait remonter vers la surface.

Joyeux Noël a mes quatre lendemains. Ils se reconnaîtront.

I love you. All of you. And Lulu.

Qui veut épouser mon fils ? Pas moi, en tout cas…

Les mayas se sont donc trompés : ce n’est pas la fin du Monde.

Je suis un peu déçu, mes chers et fidèles amis lecteurs, de ce manque d’apocalypse. J’étais planqué à côté de ma Lulu, prêt à vivre mes dernières heures en sa compagnie – how romantic – mais rien, pas un grondement de tonnerre ni même un craquement de branche…

La fin du monde aurait tout le mérité de faire disparaître deux ou trois bricoles comme des frontières et des religions et en aurait provoqué d’autres comme la solidarité entre les hommes. Bon, je suppose que ce sera pour un autre siècle.

Dans l’immédiat, les programmes de télévision ne changent pas. Voire même s’améliorent. J’ai découvert, et par le plus grand des hasards, je le jure, un programme de télé-réalité qui m’a laissé le cul par terre. Un programme soigneusement estampillé TF1 : Qui veut épouser mon fils ?

Lire la suite

Et de deux…

Je suis content. Et je vais vous dire pourquoi, mes chers et fidèles amis lecteurs. Apple vient d’accepter mon deuxième livre : New-York en instanmatic.

Lors d’un de mes voyages dans cette ville de fous, je suis parti sans apporter un seul appareil photo avec moi. Vous le croyez, ça ? Rien, ni reflex, ni compact. Rien. Bon, si, mon Iphone 3GS : tu parles d’un appareil photo…

Pourquoi ? Me demanderez-vous avec votre légendaire curiosité. Ah, ah, je le savais, vous ne pouviez pas vous en empêcher, hein ?

Quand j’étais tout gosse, mon grand-père m’avait offert un Agfa Instamatic. Un appareil ultra mince, pourvu d’un déclencheur orange ultra mince, vendu pour être le plus sensible. Comme vous n’avez aucune mémoire, si, si, ne dites rien, je sais tout… Comme vous ne vous souvenez de rien, je me suis permis de vous présenter une photo de ce petit appareil.

20121219-174207.jpg

Ah, je l’ai aimé, cet appareil… Nous avons été des potes pendant des années et ce, jusqu’à sa mort, héroïque et silencieuse. J’en ai pris des photos avec. Mon père était un peu fatigué de payer les additions chez le photographe mais bon, il ne m’a jamais empêché de photographier. Bien au contraire.

Photographier était chose si simple. Je vise, je déclenche. Rien d’autre. Les flashs étaient des cubes, qu’on emboîtait au dessus de la carlingue – si je puis dire – et hop, tout était gravé dans une minuscule pellicule compacte. Pour une nouvelle photo, il suffisait juste de « recharger » l’appareil d’un geste de la main.

Faire des photos de cette manière m’a bizarrement traversé l’esprit quand je suis allé à New-York il y donc trois ans. J’ai laissé tout mon matériel de côté. Pris mon IPhone 3GS et son capteur plutôt moyen. Ensuite, j’ai installé une nouvelle application : Hipstamatic. Pour les profanes, c’était, il me semble, la première application à proposer des filtres reconstituant les photos d’autrefois. Pour ce que je voulais faire, ça me convenait parfaitement.

Quand je suis sorti de l’aéroport, j’ai commencé à photographier comme ça, à tout va. Comme si mon Agfa Instamatic était dans ma main à la différence que le nombre de photos était illimité. Shooter, tout rien, beaucoup.Les gens, la ville, les immeubles. Tout, vous dis-je. De fait, je me suis même approché des New-yorkais pour les photographier. Ils ne m’ont rien dit, ne semblant pas me voir. Ou, peut-être, ont-ils accepté qu’un autre touriste les photographie avec son téléphone…

Voilà comment ce livre est né.  Il n’a aucune prétention, juste l’envie de vous montrer mon quotidien new-yorkais d’alors… Alors, quand je vois ce joli petit carnet – c’est comme ça que je le vois – en vente sur IBook, ça me fait plaisir, voilà tout.

Bon, assez parlé de moi. Si je continue sur le sujet New-York, les photos et la nostalgie du bon vieux temps d’autrefois, je risque de vous retenir pour cette nuit et la suivante.

Sinon, vous, ça va ? Je compte sur vous, 1 euro, ce n’est pas non plus la mer à boire…

I love you. All of you. And Lulu.