Cher monsieur Sephora…

 Je ne suis pas un client régulier de votre enseigne ce qui, peut-être, justifie les petites questions que je me permet de vous poser. 

Quand vous ouvrez des bouteilles de parfum sur vos rayons, pourquoi est-ce interdit de s’en imprégner légèrement ? Est-ce donc si grave ? Puisque la possibilité de choisir un parfum par ce biais est totalement interdit, n’avez-vous pas les moyens financiers, logistiques et humains de le signaler par de douces pancartes ? Du genre, merci de ne pas vous servir. Et si jamais c’était le cas, peut-être serait-il de bon ton que vous en mettiez plus. 

Si, par mégarde – qui implique donc le mot involontaire – un client venait à le faire, le service de sécurité – Protect Team – est il obligé de jouer aux gros durs en forçant le dit-client à payer et ce, en pratiquant instantanément le tutoiement ?

De plus, quand le client – toujours le même, rassurez-vous – demande à parler à un représentant de votre marque, voire le directeur, est-on obligé de parler d’appeler la police ? Je ne suis pas convaincu que ce soit la meilleure solution. D’abord, cela prouve que vous n’avez aucune ressources diplomatiques et ensuite, les forces de l’ordre ont bien d’autres choses à gérer. 

Enfin, quand le directeur du magasin compare le geste maladroit du client honnête – notion sur laquelle je me permet d’insister – à un comportement de client dans une boucherie, tout en pratiquant également le tutoiement, je ne saurai trop vous recommander de donner des cours de subtilité et de psychologie élémentaire à vos cadres dirigeants des magasins. 

Cher monsieur Sephora, tout ceci s’est passé dans votre magasin de La Défense. Votre personnel responsable n’y a aucune élégance. Dommage quand on vend de la beauté et du parfum. Quand au personnel de Protect Team, dont le quotient intellectuel ne doit pas effrayer celui d’une moule, quel est son but ? Protéger les marchandises ou les clients ? Sécuriser le personnel ? Selon toutes vraisemblances, ils effrayent plutôt qu’ils ne rassurent. Le mieux serait de les mettre au… parfum. 

Cette histoire ne m’est pas arrivée. C’est un homme sensé, intelligent et cadre supérieur dans une immense société – la première au monde, en fait – qui me l’a raconté. 

C’est navrant comme un type qui se prend pour un shérif détruit toute une image soigneusement construite – depuis 1969, il me semble ? – en quelques secondes…

Bon, je vais vous laisser, monsieur Sephora. Je viens de lire que vous avez 600 magasins en Europe dont 320 en France. Eh ben, si tout votre personnel se comporte ainsi, ca va vous coûter cher en formation élémentaire de politesse. Je ne vais donc pas abuser davantage de votre temps et vous souhaiter une excellente semaine. 

Pour ma part, je vais continuer à acheter mes essences parfumées chez monsieur Marionnaud. Leurs hôtesses sont charmantes, pratiquent le vouvoiement comme elles respirent et ne donnent pas de leçons de boucherie si, par hasard, on venait à se tromper…

Sans rancune…

I love you. All of you. And Lulu. 

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Merci au très sérieux 60 millions de consommateurs de mettre les pieds dans le plat. 

Je suis abonné chez SFR depuis une vingtaine d’années. Je n’avais rien de spécial à reprocher à l’opérateur. Je le trouvais même assez bon. Oui, mais voilà, si on part du principe que toute histoire d’amour finit mal, en général, il est indispensable de nommer le poison qui a détruit la dite belle histoire : Patrick Drahi. 

Depuis que l’homme d’affaires a racheté en 2014, par le biais de sa société Altice, l’opérateur, tout va mal, très mal. Je paye des factures inexpliquées. Les prix augmentent mystérieusement. Techniquement, c’est pire. Je ne peux terminer une seule conversation téléphonique sans qu’elle ne soit obligatoirement coupée. Et je ne parle pas de la couverture 4G qui est de plus en plus mauvaise. Voire inexistante. 

Tous ces maux s’expliquent par un seul mot que monsieur Drahi martèle : rentabilité. Il veut désormais que SFR rapporte de l’argent. Intention plus que normale, on n’achète pas une société pour le plaisir de la regarder. Alors, les prestataires de SFR ne sont plus payés. Ou alors, très, très longtemps après les services rendus. Le client que je suis voit ses prix augmenter sans que rien ne soit expliqué. C’est limite escroquerie. 

Évidemment, prendre une telle décision impose des sacrifices : le service client est mis en première ligne et à des questions précises, répond par des silences gênants ou des positionnements bidons  ( -« Je comprends tout à fait votre situation et je vais essayer de vous aider « ). J’ai entendu que les employés de SFR eux-mêmes vivaient un cauchemar au quotidien. 

Bref, on revient encore et toujours au refrain désormais légendaire : Pour faire du pognon, prenons les clients pour des cons. 

Je vais aller voir Orange ce qu’ils proposent. Parce que, désolé, monsieur Brahi, mais techniquement, votre réseau est devenu à la téléphonie française ce que Macdo est à la gastronomie française : une grosse épine plantée dans le cul. Et franchement, j’en ai marre d’avoir les fesses qui piquent. 

Je vous laisse réfléchir là-dessus…

I love you. All of you. And Lulu. 

Leçons de photo

Et ce n’est pas moi qui me le permettrait. Jean-François Vibert est un photographe reconnu, donnant des cours à des amateurs passionnés. À force d’observer ces derniers, le professeur a eu l’idée d’inventorier les défauts de ces derniers. On peut trouver le papier ici. C’est assez savoureux. Et drôle. Il y a un passage que j’ai énormément apprécié et que je tiens à reprendre. 

Arrêtez les photos de clochards (de loin) : c’est étonnant mais certains «street photographers» débutants ne peuvent s’empêcher de photographier les clochards. Les pauvres…

Jusqu’à les harceler ou presque. Oui, j’ai déjà vu ça… Cela me met très mal à l’aise : que ce soit « lâchement » de loin au 70-200 mm (au moins ils ne dérangent personne, mais ça n’a rien de glorieux, ni d’intéressant). Ou de près au 35 mm (comme les « grands maitres »), ce que je trouve encore plus indécent…

Ce n’est pas en photographiant la misère des sans abris de loin (même en noir et blanc avec un filtre) qu’on devient soudain « street photographer »… Et encore moins « photographe humaniste » : c’est juste nul et lâche…

Pour faire part de votre compassion, il n’est pas davantage nécessaire de « dramatiser » en forçant sur le curseur contraste, ou pire : en ajoutant une bonne dose de « Clarté » en post traitement (là j’ai carrément envie de vomir lorsqu’il y a trop de clarté sur un sujet sans intérêt)… Car tout ça est « bidon ».

Par contre si ce sujet vous intéresse, entrez en contact « vraiment » avec un sans abris, impliquez vous personnellement et partagez sa vie jours et nuits : pendant quelques semaines au minimum. On ne devrait pas être autorisé à photographier la misère, sans un minimum d’implication personnelle…

Et surtout, demandez-lui son accord, pour photographier sa vie. A cette seule condition, votre témoignage et le sien, vaudront éventuellement le coup. La photo humaniste c’est ça. Et ça ne rigole pas : ce n’est pas une partie de plaisir…

Mais putain ! Pardonnez-moi l’expression, c’est tellement vrai. Photographier la rue ne veut pas dire photographier les gens misérables, en fracture. Et leur honneur ? 

Sans parler de décence et de pudeur… 

Où que ce soit dans le monde, je demande toujours à mes futurs sujets si je peux les photographier. Il faut passer par dessus sa timidité, vaincre sa réserve naturelle. Vibert a raison quand il parle d’immersion. Photographier quelqu’un, c’est raconter l’histoire de cette personne. Certainement pas voler son image. 

De plus, parler de la misère ne fait pas rêver. Si c’était le cas, ca se saurait. Des couleurs, des gens souriants, des regards bienveillants, c’est chouette et tendre. 

C’est très simple. Montrez une photo misérabiliste et une photo joyeuse à une femme. Elle achètera la seconde et hurlera sur la première. 

Et croyez-moi, en hurlements de femme, je m’y connais. 😉

I love you. All of you. And Lulu. 

Hello ! Long time no see !

Ouh la la ! Mon dernier article sur ce blog date donc de 2013. Trois ans que je n’avais pas mis les pieds – ou les doigts – ici. 

Pour des raisons diverses, je reviens vers WordPress. Et m’excuse auprès de mes abonnés qui n’ont pas lu une seule ligne depuis tout ce temps. 

Pour les autres, ca ne change rien. Facebook fera son travail de relai. 

Voilà. Je reviens. Et j’ai des tonnes de choses à écrire, à raconter et à vous montrer. 

Et ça commence dès demain. 

See you then. 

I love you. All of you. And Lulu. 

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