Enzo, ou mon dernier Myself…

Mes chers et fidèles amis lecteurs, je suis heureux de vous présenter mon dernier Myself :

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L’auréole ? Une authentique couronne de spaghettis que ma Lulu a préparé et que nous avons laissé sécher deux jours avant de la photographier. Mais surtout, Sophia Loren. Colorisée selon un procédé que j’ai mis au point – Mais oui, mais oui – et qui évoque tellement bien l’ambiance des années 50.

J’ai écouté mes deux conseillères artistiques et j’ai nettement moins chargé la décoration.
Et enfin, une signature pour les Myself.

Authenticate Myself. That’s all that matters. By Gilles Vautier.

Ce tableau sera exposé tous les jours à partir du vingt avril. Nous allons organiser un petit pot de champagne pour fêter ça.

Allez, je vais vous laisser. Une dame de Neuilly me demande un devis pour offrir un Myself à son frère pour les 50 ans de ce dernier. Un truc très grand, me demande-t-elle. Bon, allons-y, ne laissons pas le fer se refroidir.

I love you. All of you. And Lulu.

Mais dis donc, ils aiment ça…

Ah, mes chers et fidèles amis lecteurs… Le ciel est bleu aujourd’hui. Non pas au dessus de ma tête mais bien dans mon horizon… Il est vrai que la galère n’est pas éternelle et que, si l’on respecte le principe de Marx – à savoir que plus la crise est longue, plus la reprise sera meilleure – il faut donc croire que de beaux jours sont devant moi.

Déjà, VSD. Si, si, j’insiste. Vous avez jusqu’à mercredi pour l’acheter et voir qu’à la page 74, ma photo est magnifiquement exposée même si bien coupée.

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Le marché des Myself se développe. J’en ai fabriqué deux en mars et pour le mois d’avril, une société m’en a commandé trois ! Après avoir livré madame Chancrin et son message sur l’environnement – à la plus grande satisfaction de celle-ci – c’est aujourd’hui que je vais chercher la validation finale pour Enzo se fait une Cène. Même si le thème laisse deviner une allusion religieuse, mon commanditaire a été ferme : pas de religion. Il a fallu dévier.

Pour fêter ça, je me suis payé une toile. Je suis allé voir Cloud Atlas, dernier création des frères Wachowski, célèbres pour la trilogie Matrix.

Franchement ?

Je me suis un peu emmerdé. En plus, le scénario est compliqué et il faut s’accrocher dès le début même si le rythme est mou. C’est peut-être mon vieil âge mais je suis encore resté aux Trois Mousquetaires avec Gene Kelly.

Bon, raconter ma life, ça, c’est fait. Il faut aussi que je vous montre les photos prises ce week-end – le dernier, snif – sur l’île de Ré.

I love you. All of you. And Lulu.

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Et personne ne dit rien ?

C’est en 1948 que George Orwell écrivit 1984. C’est d’ailleurs en 1984 que sortit sur le grand écran, le film éponyme, adaptation décevante de l’œuvre. C’est en 2001 que Big Brother apparut à la télévision, curieusement traduit en « Loft Story ». Dans tous les cas, ces trois concepts parlaient de la même chose : on vous surveille.

C’est aujourd’hui que la réalité rattrape la fiction. Lire la suite

A la FNAC, ils sont drôles. Mais alors, à un point…

Que je vous raconte, mes chers et fidèles amis lecteurs, l’anecdote dont j’ai été le témoin direct.

Voire même l’acteur involontaire.

Pour les besoins du shooting d’un Myself, je devais me procurer le très célèbre film Emmanuelle de Just Jaeckin. Aussi, je me suis dirigé tout naturellement à la FNAC, rayon DVD pour satisfaire cette exigence de scénario.

Deux vendeuses discutent au comptoir d’accueil.
– Phantom of Paradise, c’est du fantastique, dis donc.
– Oui, je sais. L’ordinateur n’en veut pas en comédie musicale.  »

Je vous le concède bien volontiers : cette conversation est plus que passionnante. L’une s’en va, l’autre me regarde.

Enfin.

Je demande où je peux trouver Emmanuelle, le film de Just Jaeckin.

La bonne femme d’hurler : – Dis donc, c’est où les films érotiques ?

Et l’autre de répondre, aussi fort : – Tout le stock est au fond sur la gauche. Sinon, rue Saint Denis, vous trouverez tout ce qu’il vous faudra.  »

Connasse.

Je ne réponds rien, j’estime que c’est une authentique perte de temps. Si les vendeuses de la FNAC passent autant de temps dans l’humour de concierge que dans l’apprentissage de la culture du cinéma français, alors, tout va bien. La France passera devant Hollywood et Bollywood.

Le film ? Oui, je l’ai acheté.

I love you. All of you. And Lulu.

Trop bonne nouvelle cette semaine

Un petit communiqué officiel sur mon blog, n’est-ce pas de cette manière que font les stars pour annonce quelque chose ?

Vous souvenez-vous de cette photo ?

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Mes chers et fidèles amis lecteurs, ce beau cliché de Cauet sortira demain matin dans VSD. C’est officiel. Vous êtes les premiers à le savoir.

Bon, je file. Je shoote un Myself cette après midi. Et pas avec n’importe qui. Avec… Cauet, justement.

I love you. All of you. And Lulu.

Mais que fait la police ? On demande pas, on regarde…

Voyez-vous, mes chers et fidèles amis lecteurs, j’ai encore vu une scène du quotidien parisien qui m’a franchement étonné. Voire m’a donné envie de me rebeller. Et comme je ne peux pas – ou plus – le faire dans la rue, souffrez que je me l’autorise sur ce blog qui est tout de même, suis je donc fou de le rappeler, le mien.

À la station Marcadet PoisSonniers, alors que j’empruntais la sortie, j’avise quatre policiers en uniforme contrôlant un bougre. Il a pas l’air bien loti, le bougre en question. Maigre, fatigué mais aussi – et surtout, serais-je tenté de dire – noir. Une vraie bonne gueule de vagabond. Tout qui justifie un contrôle d’identité. Quatre mecs paradant dans leurs uniformes, l’arme en évidence et la mine sévère : tout ça pour un pauvre type noir et fatigué. Pour se la péter, ils savent faire. Comme pour effrayer une gamine qui vient de frauder au guichet des Halles. Vous vous souvenez ? Je vous en ai parlé, il me semble.

C’est injuste. C’est ridicule. C’est oppressant. Les vrais problèmes ne sont pas dans les guichets du métro.

Ou alors, que nos instances dirigeantes nous le justifient. Et pas par le biais d’émissions qui se targuent d’être des reportages, accusant les jeunes d’être des drogués et des violeurs, justifiant ainsi un renforcement policier.

Ces mêmes policiers qui arrêtent une gamine en tenue de super Robocop, Ou un pauvre black. C’est curieux, ils ne sont pas vraiment là où il y a la violence, le crime et le reste.

Ça m’énerve.

Encore plus depuis que la gauche est au pouvoir. C’est d’ailleurs amusant, celle-ci parle toujours des libertés fondamentales. Sauf quand elle est au pouvoir. Devant les émirs du Qatar et leurs milliards de milliards, notre bon président n’a pas trop insisté sur ce sujet. Mais je m’éloigne, je divague, je transgresse.

Les flics, c’est comme les champignons, ça pousse toujours où il ne faut pas.

J’en parlais avec mon ami Farid, qui tient un bar très chic bobo dans le 18ème. Il m’écoute et me répond :
« – Ah, je vais te raconter ce qui m’est arrivé dimanche… »
Alors, comme je vous sais curieux, je vous raconte a mon tour.

Tous les dimanches, Farid et Delphine servent le brunch dans leur joli petit café de la rue Simart. L’ambiance est familiale et enfantine. Les piliers de comptoir ont posé leurs congés payés. C’est pas le moment de perturber ce moment carte postale. Pourtant, un type passablement éméché amorce son profil dans l’établissement. Il demande à boire. Farid, conscient qu’il y a une loi qui interdit de servir les pochetrons du plus gros calibre et ne voulant pas troubler l’ambiance de catéchisme, demande poliment au bonhomme de partir. Ce dernier sourit, comprend et s’en va. Comprend ? Pas sûr. Il ne passe pas trente secondes avant que l’ivrogne n’ouvre à nouveau la porte.

Ah. Il faut user de davantage de diplomatie. Bon, mon copain soupire, s’arme de patience. Il explique gentiment. Le bonhomme grogne. Il veut boire un coup. Farid reste ferme. Ah bon ? Il peut pas boire un coup mais il peut aller aux toilettes ? Farid autorise la chose et voilà le bonhomme parti dans le Waterland.

Il revient cinq minutes après, s’installe au comptoir et commande a nouveau un godet. Sauf que ce brave garçon a oublié de fermer le pantalon. Conséquence : le matériel viril et noble pend lamentablement. Vous me suivez ? Il a le zizi a l’air, quoi. Il faut vraiment toujours tout vous expliquer ?

Farid décide que la comédie est finie. Mais il ne veut plus parler au garçon. Ce dernier ne comprend plus rien, l’alcool le rend sourd. De plus, il vaut mieux éviter que la situation se gâte. Et pire, se retourner contre Farid. Voila pourquoi celui-ci décide d’aller voir les policiers dont le commissariat est situé à dix mètres au dessus du café. Retenez bien le dix mètres.

Deux secondes, je pose ma plume. J’ai mal aux doigts.

Donc, les policiers écoutent attentivement mon camarade. Et répondent par une question plutôt singulière :
-« Est-ce qu’on prend le camion ? »
Farid leur répète que le bar est à cinq mètres. Les flics se montrent apaisants.
-« Vous inquiétez pas, m’sieur, on arrive. »

Quand Farid me raconte l’histoire le LENDEMAIN, il conclut par : -« Je les attends encore. »

Le lendemain, dix mètres.

Coluche disait : -« Plutôt que de garder la paix, ils feraient mieux de nous la foutre. »

C’était il y a trente ans. Rien ne changera donc ?

I love you. All of you. And Lulu.

Myself again

Il semblerait donc que le principe du Myself commence à prendre. A la demande générale et avec l’aimable autorisation de la société E3 Conseil Environnement, voici donc ma nouvelle création.

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Il y a toujours des défis à relever quand je fabrique un nouveau Myself. Dans le cas de celui-ci, c’est le mur derrière les personnages qui s’est vite révélé embêtant : de nombreux reflets étaient présents. Donc, deux inconvénients majeurs : reproduire ces derniers et surtout, ne pas utiliser les flashs.

Grace a mon grand angle à ouverture constante 2.8 et en trichant un peu sur les iso, j’ai contourné le problème de la lumière. Les reflets, en revanche, furent la source d’un long travail intensif.

Alors, quand soudainement mon ordinateur crashe, me laissant hagard devant un écran bleu, je sens les larmes monter au yeux. Un travail de plusieurs jours est mort. Heureusement, j’avais sauvegardé une copie en jpeg. Si le travail était devenu ruines, j’avais encore le plan de l’architecte.

A la découverte de l’œuvre commandée, j’ai vu, pour mon plus grand soulagement, deux clients heureux. J’avais respecté leurs demandes (références des clients, logos écologiques etc…) et le résultat était drôle – oui, mais ce qu’il faut – comme ils le voulaient.

Alors, hein, si tout le monde est content et que c’est la paix sur Terre… Alléluia !

Je m’en vais maintenant travailler sur la commande d’Enzo, l’homme un peu responsable de tout ça. Pour le coup, ce sera un très grand Myself. 150×100, ça risque de se voir, non ?

Mais oui, mais oui, je vous le montrerai.

I love you. All of you. And Lulu.