Voilà, ça y est. Ils arrivent doucement mais sûrement. Comme des champignons la mousse d’un arbre – bonjour la comparaison poétique – comme le mouvement éternel des vagues s’échouant sur la plage – ouah, dis donc – les vacanciers arrivent sur l’île de Ré.

Pour l’instant, tout se passe bien. Le gros des troupes n’arrivera que lundi prochain. Ils sont aimables, polis et ne crient pas trop. D’un autre côté, ce sont des petits vieux. Pour faire la bamboula, ce ne sont pas non plus les premiers…

Cette introduction pour vous parler de ce petit vieux que je croise rue de Sully, à Saint-Martin. C’est la rue commerçante du village. L’été, elle est noire de passants. Je le vois en train de contempler des cartes postales. C’est sa tenue qui m’interpelle.

 

Ca me rappelle Jacques Chirac au fort de Brégançon, dans les années 90. Pour sa première sortie officielle en vacances, le président d’alors avait presque la même tenue. La presse, les guignols, tout le monde en fait, en avaient fait ses choux gras. Alors, découvrir ce brave homme dans ce costume de vavancier new wave, pardon du peu, mais je ne pouvais pas le louper.

Pour des raisons d’autorisations évidentes, je ne montre que l’envers du décor. Mais l’endroit était tout aussi magnifique…

Vivement cet été, qu’on découvre la mode de nos amis les Bourniguedons. Ce ne sera peut-etre pas très joli mais on ne s’ennuiera pas.

I love you. All of you. And Lulu

 

 

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Je sais, je sais. Ça fait longtemps que je n’ai pas écrit quelque chose… Bon, je résume : plus d’Internet, le téléphone portable passe très mal. Alors, en attendant que tout ça s’arrange, je fais des photos créatives. Voilà.

 

Ils sont pas mignons, mes taureaux ?

I love you. All of you. And Lulu

 

Bonne fête, papa. Où que tu sois…

Patrice à 20 ans.

Seul, un de mes quatre enfants y a pensé. Tout du moins, pour l’instant. Mais je ne t’ai pas oublié, mon vieux. Comment le pourrais-je ? C’est que tu en as pris de la place pendant mes quarante premières années.

Aujourd’hui que tu as tiré ta révérence depuis près de dix ans, il n’y a pas un jour où je ne pense pas à toi. Rassure-toi, je souris toujours quand ton souvenir inonde ma mémoire. Je te pose des questions et j’ai toujours l’impression que tu y réponds.

Tu me manques tous les jours un peu plus. Ainsi va la vie.

Il arrive que tu sois dans mes rêves où tu es habillé dans un très beau costume de flanelle gris. Un Borsalino est vissé sur ta tête. Je m’étonne que tu sois là, te le fais remarquer.

-"Mais papa, tu es mort !"
Ce à quoi tu réponds par un :
-"Oh, Gilles, n’en fais pas toute une histoire…

Le lendemain matin, quand je me réveille, j’ai cette douce sensation que tu es passé me rendre visite.

Depuis ton départ, il s’est passé beaucoup de choses. De l’eau à coulé sous les ponts pour reprendre ton expression. Arthur est en médecine et a 21 ans. C’est un bon gamin, un peu chiant mais il a notre caractère. Tu imagine l’ambiance qu’il peut y avoir…

Nicolas a 20 ans dans un mois. Il n’a pas trouvé sa voie. Ce serait bien que tu l’aides, où que tu sois.

Julie veut devenir chanteuse de comédie musicale et pour travailler, veut démarrer des études de journalisme. Tu te rends compte ? Elle marche sur tes traces ! Tu dois être fier, non ? Ta petite fille est belle et intelligente. Comme toi, elle a un cœur d’artichaut. Mais elle est forte et franche, ce qui n’a pas toujours été ton cas, hey ?

Et Tom va beaucoup mieux. Il est fin et grand, beau et sensible. Il veut être directeur exécutif de jeu vidéo. Je ne sais pas vraiment ce que ça veut dire mais mon petit bonhomme y tient beaucoup.

Tu ne connais pas Lucie. C’est dommage, tu l’aurais adorée. Petit bout de bonne femme qui tient tête au monde entier, s’il le faut, parce qu’elle fait semblant de n’avoir peur de rien.
Nous avons beaucoup de points communs.

Voilà pour les nouvelles. Et toi ? Tu dors bien ? Tu te reposes enfin ? Tiens moi au courant. On ne sait jamais. Malin comme tu es, tu trouveras bien un moyen.

Bonne fête, papa.

Je t’aime encore et toujours.

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Paris, encore. Paris, toujours.

Alors que je partais retrouver le peu d’amis qu’il me reste à ce jour, je suis tombé tout à fait par hasard sur ça :

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Cela me fait toujours bizarre – ou drôle – de savoir que l’on casse en mille morceaux un endroit où des gens ont vécu et travaillé. Il y a eu des collaborations, des joies et des peines, des conflits et des retrouvailles. Bref, de la vie. Au final, une autorisation de la préfecture, un gros bulldozer et il ne reste plus rien de ce qui fut l’âme de ce garage.

Ici, pour le coup, s’adresser au 158 rue de Cardinet ne servira plus à rien.

I love you. All of you. And Lulu.

Wouah ! C’est beau (prononcez bÂo) !

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Elle le regarde, ses yeux brillent. Elle est blonde, son visage est assez carré : ce qui me laisse penser qu’elle est américaine. Ils sont américains, devrais-je dire. Lui est grand, mince et la contemple avec un joli sourire. Il tient dans sa main gauche un guide touristique. Voilà comment j’ai deviné leur statut de touriste.

Station La Muette. Je descend, eux aussi. Leurs mains se cherchent, symbole de leur détermination à ne pas vouloir se perdre dans l’immensité parisienne… Les doigts se rencontrent, s’accrochent et se nouent.

C’est à ce moment que je prend la photo.

I love you. All of you. And Lulu.

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