Alors, on est où, hein ?

C’est vrai, quoi… On en est où, hein ? Mais que se passe-t-il ? Enfin, on est où ?

Dois-je en déduire que vous cherchez à savoir comment vont les Myself ? Ils vont bien, mais oui. Et d’ailleurs, puisque vous m’en parlez, je suis heureux de vous annoncer que ma première commande a été livrée.

Mon client – et ami Jean-Louis Hauguel – a craqué sur le thème de la Cène. Et m’a également autorisé à vous le montrer. Donc, mesdames et messieurs, roulement de tambour, voici l’objet :

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Je serai très heureux d’entendre vos commentaires, critiques, félicitations et autres commandes… La deuxième et troisième commande sont en préparation.

En ce qui concerne ma propre série, j’ai un peu de mal à terminer mon dernier tableau. Non pas que je suis en manque d’inspiration mais parce que je n’ai pas beaucoup de temps.

Il faut bien aussi trouver celui de l’alimentaire.

I love you. All of you. And Lulu.

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Le cœur ouvert, à l’inconnu…

Ce matin, alors que mon cousin Marc et moi marchions sur l’avenue des Champs Elysées, à l’inconnu et le cœur ouvert, nous avons fait une belle rencontre.

Pou vous dire la vérité, mes chers et fidèles amis lecteurs, je viens de démarrer un tout tout nouveau projet photographique qui me plait beaucoup. J’espère qu’il va aboutir, vraiment.

Bref.

Nous étions sur les Champs Elysées, vous disais-je. C’est en meme temps que nous découvrons deux singuliers personnages en train de se photographier, souvenir éternel d’une visite parisienne.

Marc prend les choses en main. Il va voir les deux hommes et très poliment, demande si on peut faire une photo. Souriants, nos deux sympathiques touristes acceptent tout de suite.

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Les skis, les deux bonzes paisibles et souriants, l’Arc de Triomphe en fond de décor, voilà pourquoi j’aime tellement ce cliché pris avec mon iPhone.

Ah, si la vie pouvait être comme cette photo.

Souriante, ensoleillée. Zen.

Om.

I love you. All of you. And Lulu.

C’est très beau ?

Contrairement à ce qu’à toujours prétendu mon cousin Marc à l’époque, je n’ai jamais trouvé qu’Agnès L. était moche. Elle étudiait la dactylo dans un institut spécialisé basé à côté de la boîte à bac où j’étais censé user mes fonds de culotte… Nous nous retrouvions toujours en face du monument aux morts de la gare Saint Lazare.

Notre petite histoire s’est ainsi poursuivie pendant quelques semaines. Rien de méchant, quelques roulages de pelle, un tripotage de seins et éventuellement, un pelotage plus intime pour battre des records avec les copains.

A cette époque, fin des années 70, la gare Saint lazare était sombre et lugubre. La travée centrale souffrait de son vieil âge. Des lambeaux de plâtre s’échouaient de temps en temps sur un sol crasseux. Jadis glorieux, ce pauvre établissement souffrait de son manque d’entretien. De gare joyeuse pour les vacances en Normandie, elle était maintenant un départ morne de banlieue.

Aujourd’hui, c’est fini.

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Hein ? Ça en jette, non ? Elle a de la gueule, la vieille dame ? Bonjour, le lifting… Des escalators partout, la lumière qui tombe naturellement jusqu’au troisième sous-sol, c’est à ce point clair et beau que je m’arrête.

Dans la gare Saint Lazare, tout à été refait, repensé et reconstruit. C’est juste… Beau.

Je sais, je sais. Vous serez nombreux à me dire que je ne comprends rien, que le modernisme n’apporte pas grand chose, si ce n’est détruire le classicisme qui lui, ne se démode jamais. Vous me direz toujours ce que vous voudrez mais vous ne m’empêcherez jamais de penser. Et, voyant toute cette lumière dégringoler sur le grand hall central de la gare Saint Lazare, j’ai pensé : – » C’est beau ! »

Un truc, cependant.

Il est où, le monument aux morts ? Si je dois retrouver Agnès L. – on ne sait jamais – comment je fais, moi ? À la place, il y a maintenant un Monoprix.

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Pour un rendez vous galant, c’est pas vraiment glamour.

Ah, le monument aux morts, me dit-on de source que je peux qualifier d’officielle, est en face de la voie 23. Merci de cette précision utile. Cependant, je doute qu’elle me soit nécessaire.

Je ne donne plus de rendez-vous galants. Que voulez-vous ?

J’ai Lulu.

I love you. All of you. And Lulu.

Et un autre pan d’enfance, un !

Dans la rue Jean-Jacques Rousseau, où j'ai vécu gamin, existe une authentique curiosité parisienne : la galerie Véro- Dodat.

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Pure splendeur du dix neuvième siècle (1826) cette merveille fut dessinée et financée par un charcutier – Qui a dit que ces derniers étaient de gros bœufs ? – monsieur Benoît Véro et un financier, monsieur Dodat. La galerie devint très vite populaire par la proximité des Messageries Laffitte et Gaillard, dont l'entrée se situait rue Jean-Jacques Rousseau, dans la cour de mon immeuble de gosse, en fait. Les voyageurs, qui attendaient leurs diligences, flânaient devant les nombreuses boutiques, luxueuses et variées, alignées en géométrie impeccable, le long de la galerie.

Le passage Véro-Dodat, vu de la rue Jean-Jacques Rousseau

 

C'est aussi dans cette magie d'autrefois que Robert Capia installa son incroyable magasin de jouets.

Surtout réputé pour sa collection impressionnante de poupées du temps d'avant, Capia était devenu, au fur et à mesure des années, l'âme du passage. On allait dans la galerie voir Capia, l'antiquaire, l'expert et aussi, l'ami. On buvait un coup avec lui au café de l'Epoque.

Doisneau, Deneuve, d'autres.

Et moi.

Gosse haut comme trois pommes à qui Capia demandait toujours comment j'allais, une main amicale dans mes cheveux sales et frisés et le sourire aux lèvres. J'admirais le bonhomme. Non pas pour les célébrités qui ouvraient la porte de sa boutique. Mais pour la boutique en question : un incroyable bric à brac de poupées, certaines désarticulées, la tête pendante et le regard vide. A l'image d'un destin brisé. D'autres, bien au contraire, dressées, prêtes à danser – c'est ce que je pensais – dans un équilibre charmant et parfait. Au milieu de ce joyeux paradis en vrac, Capia.

Robert Capia, en 1983. Je ne sais,pas qui est l'auteur de cette photo mais je le cite bien volontiers s'il se reconnaît...

Voir ce savant équilibre de jouets d'une autre époque, dominé par les poupées – je serais tenté de dire les maîtresses poupées – m'arrêtait toujours quand je passais par la galerie.

Aujourd'hui, si le passage Véro-Dodat rutile toujours de ses fastes d'autrefois, la boutique magique a, hélas, disparu. Et les poupées sont maintenant orphelines : Capia est mort au début du mois d'octobre dernier.

Sans la boutique de Robert, un des plus beaux passages couverts parisiens cherche sa raison d'être.Louise Lame, Flâneries.

Ce soir, il n'y a pas que le passage, croyez-moi.

I love you. All of you. And Lulu.

 

Ben ça alors…

Je suis désolé d’écrire si vite. De ne pas avoir eu le temps de prendre une photo. Mais là, c’était tellement beau que je ne peux résister à l’idée de vous en parler.

Deux contrôleurs RATP, sept gendarmes pour une petite black en train de frauder au RER des Halles.

SEPT gendarmes en tenue de combat, gilet pare balles, arme de poing et d’épaule, sans oublier la bombe lacrymogène. C’est beau, ça donne un petit parfum d’ordre policier et de finalité raciale.

Pour une gamine. Noire.

Voilà. Putain de merde, pourquoi n’ai je pas pu prendre une photo, hein ?

I love you. All of you. And Lulu.

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