Inferno ? Infernal…

J’ai acheté, en version électronique parce que je suis un homme moderne, le dernier roman de Dan Brown : Inferno. Le roman est bien arrivé sur mon Ipad et mon Iphone. Je l’ai lu en trois jours.

Alors ?

Bof.

Quand j’avais terminé Da Vinci Code, je pense avoir fait partie du plus grand nombre d’entre nous, à savoir : j’avais passé un bon moment à découvrir l’Histoire sous un autre côté.

Dans ce roman, l’Histoire, la vraie comme la fausse, justement, ne marche peut-être pas dans les deux sens.

L’action se passe à Florence, en Italie, berceau des Medicis et des complots, de l’art toscan et des symboles dont Brown est, selon toutes apparences, devenu le spécialiste. Robert Langdon, le héros fétiche de l’écrivain, professeur en symbiologie à Harvard, se retrouve dans la capitale toscane sans savoir comment, ni pourquoi. On lui tire dessus, il est pourchassé.
Très vite, l’américain découvre qu’il est amnésique et qu’une terrible catastrophe se prépare : un homme, éminent biologiste de son état, a programmé la fin du Monde en suivant les étapes de la descente aux Enfers de Dante.

Si le programme semble alléchant, il faut déchanter très vite. Dans le premier Brown, j’avais trouvé le livre mal écrit. Une amie m’avait éclairé : le livre n’était pas mal écrit, il était certainement mal traduit…

Ah.

Dans le deuxième, c’est pire que le premier. C’est peut-etre mal traduit mais c’est tellement approximatif, voire poussif. Les descriptions des personnages sont systématiques et pénibles. Comme si Dan Brown insistait sur la crédibilité de ses personnages au même titre que celle des lieux. Justement, la description des lieux : parlons-en. Essentielles dans ce genre de roman, elles sont tellement lourdes qu’elles en deviennent indigestes. Pour ma part, je ne me suis jamais senti projeté dans l’univers florentin. Ni même ailleurs, parce que voyez-vous, on va voyager dans deux autres grandes villes…

Pour paraphraser l’autre, il n’y a pas de bon ou mauvais traducteur. Il n’y a que de bons ou de mauvais auteurs.

Là, n’est pas le pire.

A chaque endroit visité, le lecteur a droit à la petite anecdote qui va avec. C’est vite gonflant. Là, Langdon découvre une galerie cachée, celle qu’utilisait Laurent le Magnifique pour aller voir Machin… Ici, une merveilleuse horloge par laquelle James Bond fit passer son ennemi juré. Il n’y a pas un seul endroit qui n’échappe à ce code. Comme si Brown faisait un copié-coller de sa recette miraculeuse du Da Vinci Code.

Pourquoi cette impression de va-vite, de surfait à la fin du livre ?

Je ne sais pas. Peut-être l’auteur américain a été obligé d’écrire pour payer ses impôts, ou respecter un contrat. Toujours est-il que ce livre est très moyen, mal écrit et que son intérêt historique, Dante et sa divine comédie, en ressortent diminués.

En clair, je me suis emmerdé.

Ce n’est pas un roman de plage ni de gare. J’ai jeté 15 euros pour un livre qui ne le mérite pas ce nom.

Infernal. Alors, là, oui, pour le coup, le titre est bien trouvé. C’est la seule bonne chose de ces centaines de pages.

I love you. All of you. And Lulu.

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2 commentaires sur “Inferno ? Infernal…

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