La jeune commerçante

La marchande
La jeune commerçante – Tous droits réservés Gilles Vautier

C’est à Florence que je suis défitivement tombé amoureux de l’Italie. Lire la suite « Un mois, une photo… »

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Once upon a time…

Once upon a time
Once upon a time – Tous droits réservés Gilles Vautier

Un jour, j’avais vu une belle photo de Manhattan prise de la cinquième. Pourquoi cette envie de faire – à peu près – la même photo ? Peut-être pour me rappeler que j’étais à New-York. Once upon a time…

C’est le texte qui accompagnait cette photo prise un jour d’automne 2011, à New-York. Elle faisait partie de l’exposition « Itiner(R)ances ».

Je m’étais planté en plein milieu de la célèbre avenue et attendu que l’ensemble me plaise. Bien sûr, je me suis légèrement fait klaxonner par les automobilistes.

Cette photo fut éditée en deux exemplaires, chacun de 150 X 100 centimètres. je vous prie de croire que ça a de la gueule.

I love you. All of you. and Lulu.

C’est un défi que je me suis lancé.

Tous les matins, pendant un mois, vous envoyer une photo que j’ai faite et qui compte pour moi. Elle a pu être faite avec n’importe quel boîtier, je m’en moque. Elle représente quelque chose. Vous aimez ou pas, c’est comme vous voulez. Ça n’a aucune importance. Je voulais juste rappeler que faire une photo correspond à un moment, une émotion et à un souvenir.

À tout seigneur tout honneur.

La première de toutes.

Le commandant

Le Commandant (c) Gilles Vautier.

Cette photo fut prise pendant une marée. Je travaillais alors comme ouvrier ostréicole. Jean-Luc Reichmann m’ayant viré sans sommation de la télévision. Du coup, je me suis retrouvé du jour au lendemain, sur le carreau avec deux gamins à nourrir. L’animateur ne me versa aucune compensation financière. Je suis tombé très bas, très longtemps.

Dans cette chute interminable, il y a plusieurs visages qui me viennent à l’esprit. Souriants et amicaux, soucieux de l’aider.

Notamment Tony B.

Je garde en mémoire sa main tendue pour me proposer du boulot. Voilà comment je me suis retrouvé à retourner des poches d’huîtres sur l’île de Ré.

J’emmenais toujours avec moi un petit Olympus dont la particularité était d’être étanche. Je faisais des photos de ci, de là, sans aucune prétention. Ce jour, où il faisait gris, où la pluie menaçait de tomber, J’ai photographié Jack, le père de Tony, que je surnommais affectueusement Le Commandant. Un grand gaillard dégingandé, à la silhouette filiforme. Quand il me voyait arriver, l’homme avait toujours un sourire malicieux en coin et disait:

« – Alors, mon ami le parisien, toujours là ? »

Cette photo fut au centre de ma première exposition : Itiner(R)ances. Elle changea profondément le cours de ma vie.

Après le succès du vernissage de l’exposition à la Blanchisserie de Boulogne-Billancourt – merci, Alex et Paty – je décidais de devenir photographe professionnel. Ni plus ni moins.

Depuis ce jour, petit à petit, la vie est redevenue belle.

I love you. All of you. And Lulu.

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