Les amoureux de Montmartre

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Les amoureux de Montmartre – Tous droits réservés Gilles Vautier

Avec des amis américains, nous marchions dans les rues calmes de Montmartre. Alors que nous descendions les escaliers qui nous amenaient vers la rue Lamarck, ce couple nous a dépassé. Ils fumaient tous les deux, la main dans la main, sans se préoccuper une seule seconde de ce qui les entourait. Je n’ai eu que le temps de viser et de déclencher. Le résultat est à la hauteur de ce que j’attendais.

I love you. All of you. And Lulu.

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Jean, mon pote de toujours et d’avant

Jean à PragueDans la vie, quand ça va bien ou quand ça va mal, quand la gueule de bois vous fait serrer les lèvres ou quand le bonheur vous étouffe le coeur, il y a toujours un visage auquel on pense. Lire la suite « Un mois, une photo… »

Il y a deux ans, j’avais photographié ce couple. Enlacés et immobiles, le mouvement mécanique de l’escalator qui les descendait vers le quai leur donnait une allure d’éternité. 

J’avais envie de partager cet immobilisme romantique avec vous. 

La photo a été faite avec mon fidèle IPhone. 

I love you. All of you. And Lulu. 

L’art subtil de foirer une photo facile…

Oui, tout à fait.

J’ai foiré une jolie photo. Lamentablement, comme une grosse bouse de vache, je me suis vautré. Peut-être ai-je atteint les limites de mon merveilleux Fuji, je n’en suis pas certain. Quoi qu’il en soit, alors que je me promenais sur les rives du Main, à Francfort en Allemagne, j’ai repéré des amoureux, assis sur la rambarde du pont Eiserner, qui ne se quittent pas des yeux. Ils sont seuls, heureux et se moquent totalement du photographe voyeur que je suis. Je vise tranquillement, la mise au point se fait. Je déclenche. Une seule fois.

Les amoureux de Francfort
Les amoureux de Francfort

Une fois la photo sur l’ordinateur, je découvre que le cliché est flou.

Au début, je rassure tout le monde comme je le confesse, ça agace. Et puis, ensuite, l’oeil s’attarde. Il flâne, revient sur un détail. Je me dis : « – Tiens, je vais faire ça, puis ajouter ça et assombrir un peu ici… » Je me laisse aller.

Finalement, j’en arrive à une conclusion.

Oui, le cliché est flou. Et alors ? Ils n’ont pas l’air heureux, mes tourtereaux ? Y a du monde autour d’eux ? Les péniches n’ont-elles pas l’air figées, donnant ce sentiment que ces deux gamins sont éternels ?

Allez, elle est foirée. Mais allez savoir pourquoi, je l’aime beaucoup. C’est ça, ma conclusion : qu’importe le résultat tant qu’on a l’ivresse !

I love you. All of you. And Lulu.

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