Chez mes grands-parents

Mis en avant

Enfin !

C’est incroyable. Inouï. Je l’ai voulu je ne sais combien de fois. Après pas mal d’années – peut-être cinquante – à le rêver, je suis revenu dans l’appartement des mes grands-parents, à Grenoble. Là où mon père et ses frères sont nés et ont grandi. Où moi-même, j’ai grandi de 1965 à 1969. Là où ma mémoire commence…


Lire la suite

Ai-je le droit de m’amuser ?

Image

Mes chers et fidèles amis lecteurs,

Je me suis amusé.

Si, si, j’ai pris une photo et je me suis amusé à lui donner un sens. Celui que j’avais en tête quand j’ai pris ce cliché de la chapelle des Marins, de Saint Vaast la Hougue. Cette dernière date du XIème siècle et une fois que le promeneur se trouve à l’intérieur, il ne peut qu’être saisi par la sobriété et l’émotion qui se dégage de l’endroit. Les plaques en marbre, en mémoire des marins disparus en mer, appelle au recueillement et au silence. L’endroit est petit.

Voilà donc mon interprétation photographique de la chapelle des péris en mer. Lire la suite

Sylvia est partie

Image

Sylvia Kristel est morte.

Evidemment, la grande majorité d’entre vous ne sait pas de qui il s’agit…. Bandes d’ignares…

En 1974, Sylvia Kristel est à l’érotisme ce que Starsky est à Hutch : indissociable.

Mélodie d’amour chante le corps d’Emmanuelle… C’était Pierre Bachelet qui chantait ça mais bien sûr, ce nom ne vous cause pas non plus. A part Cloclo, les années 70, ça vous dit quelque chose ?

Bon, je vais donc devoir éclairer votre lanterne…

il était une fois une époque où les Beatles créaient à coup de LSD des choses absolument géniales, où David Hamilton pouvait faire des photos sans être traité de pédophile, où on pouvait traverser en dehors des passages cloutés sans se retrouver en garde à vue… Oui, mesdames et messieurs, ce siècle a existé. Dénoncer était interdit et l’autre ne faisait pas – encore – peur. On réglait ses affaires en gentleman, par les poings ou par des pactes d’honneur mais jamais par la justice. Le choc pétrolier n’avait pas encore eu lieu, l’argent semblait facile et le sexe était libéré… Une autre époque, je vous dis…

Mais que se passe-t-il ?

Je divague, je deviens fou… Dans quel état j’erre ?

Revenons à nos moutons. je parlais de Sylvia Kristel.

Emmanuelle, le film érotique des année 70 – Il fut projeté en 1974 – qui fit scandale en son temps. Ah, la scène lesbienne dans le court de squash… Ah, celle où Emmanuelle se soumet à un parfait inconnu dans les toilettes d’un Boeing.

Ah, Emmanuelle… Sylvia…

Les deux se mélangent. Pourtant, j’ai tellement rêvé d’elle (s) que mes draps s’en souviennent…

Merci à Sylvia de m’avoir fait comprendre – et non croire – que le sexe est une très bonne chose. Merci à Sylvia pour ces heures d’enchantement solitaires passées devant le premier magnétoscope de mes parents. Merci à Sylvia de m’avoir donné le courage d’affronter le regard réprobateur de la loueuse de cassette vidéo quand ma main tremblante s’emparait du film. Merci à Sylvia d’avoir nourri mes premiers fantasmes.

Merci, Sylvia. Merci, Emmanuelle.

Il y a deux ans, je vous rendais hommage. Pas qu’à vous. Au film aussi.

20121018-150431.jpg

C’est ma deuxième photo de la série des Myself.

Ils sont dix à vouloir regarder Emmanuelle, chacun à sa manière. sans vouloir déranger mais en prenant son pied. ce qui était mon cas il y a trente ans…

Sylvia est morte. Et donc, Emmanuelle aussi. Ce qui a fait le malheur de l’actrice a fait le bonheur de milliers d’hommes. Maintenant qu’elle dort, elle sera peut-être enfin heureuse de la savoir…

I love you. All of you. And Lulu.

Jean-Luc est mort…

Jean-Luc Delarue nous a quitté cette nuit.

Il n’avait même pas cinquante ans. C’est jeune pour mourir, non ? Certains répondront que c’est la drogue qui est la cause de ce décès prématuré. Peut-être. Il n’empêche : 47 piges, c’est jeune.

Aujourd’hui, les médias rendent hommage à celui qui fut certainement un des animateurs les plus doués de sa génération, celle des années 90. Son joli visage, sa mise en plis impeccable et cette façon si particulière d’interviewer les gens l’ont propulsé au plus niveau très vite.

Trop vite, serais-je tenté de dire. Pourtant, ces mêmes médias, sous prétexte d’informer le public, ont descendu l’homme plus bas que terre en révélant de manière scabreuse son addiction à la drogue. Vous renchérirez, car vous aimez ça et vous le faîtes de manière systématique, que Jean-Luc Delarue était un homme de télé, déconnecté de la réalité et des gens. C’est votre droit de le penser. Maintenant, si vous le permettez, je voudrais vous raconter une anecdote. Elle parle de Jean-Luc Delarue, de l’homme qu’il était vraiment, avant que le drogue ne le rende fou et malade. Lire la suite