Chez mes grands-parents

Mis en avant

Enfin !

C’est incroyable. Inouï. Je l’ai voulu je ne sais combien de fois. Après pas mal d’années – peut-être cinquante – à le rêver, je suis revenu dans l’appartement des mes grands-parents, à Grenoble. Là où mon père et ses frères sont nés et ont grandi. Où moi-même, j’ai grandi de 1965 à 1969. Là où ma mémoire commence…


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Le bonheur, je vous dis…

En remontant la pittoresque rue de la Roquette, je suis entré par hasard dans un Cash Express, ces boutiques qui vendent des vieux trucs (pas souvent) bon marché. J’y cherche des objectifs photos d’occasion, des curiosités, des trucs… Ces commerces cash and carry peuvent se révéler de véritables cavernes d’Ali Baba. 

Je baguenaude. Je flâne. Je traîne. 

Et je le vois. 

Il est devant moi, rangé parmi d’autres appareils photos. Sagement aligné parmi ses congénères, un authentique Agfamatic Sensor m’appelle. J’ai connu des belles retrouvailles mais de ce calibre, très peu. 

Agfamatic Instamatic, mon deuxième appareil photo. Le premier qui ne m’a pratiquement jamais quitté.


Mon grand-père m’avait offert cet appareil photo pendant mes vacances d’été aux Vans, en Ardèche, en 1973. Il y avait une minuscule pellicule incluse. J’ai mis celle-ci dans le petit boîtier et j’ai déclenché. Depuis, je ne me souviens pas avoir arrêté. 

Un soir, alors que le soleil se couchait, j’ai supplié ma grand-mère de poser. Elle a râlé, a d’abord refusé, soulignant – a juste titre – qu’elle avait les cheveux en vrac dans une espèce de fichu et qu’il en était hors de question. Jeanne, ma grand-mère, mais tout le monde l’appelait Jean, avait horreur d’être photographiée. J’ai tenu bon. Et finalement, jetant son fichu par terre, elle a craqué. J’ai sorti mon petit Agfa et hop. 

Ma grand-mère, en 1971.


J’ai retrouvé les minuscules négatifs de cette pellicule bien des années plus tard. Croyant ce souvenir définitivement perdu, j’ai été heureux de l’archiver numériquement. Aujourd’hui, remettre la main sur l’appareil photo, créateur de cette photo, donne le sourire. Mais pas n’importe lequel : celui du gosse de 11 ans qui réussit la photo de sa grand-mère. 

I love you. All of you. And Lulu. 

Sur les traces d’un Singe en Hiver

Ce que j’aime dans la photographie, c’est cette formidable envie d’arrêter le temps, de se poser et de cadrer une envie. Un œil. Un souvenir.

La semaine dernière, nous avons eu la belle idée de faire escale à Villerville, ravissant petit village de la côte Normande. Celui-ci a la particularité d’avoir été le lieu où Henri Verneuil posa sa caméra pour tourner le merveilleux « Un Singe en Hiver » en 1962.  Lire la suite

Souvenirs d’enfance. Mais pas les miens…

Galerie

Cette galerie contient 2 photos.

Au début des années 50, sur la promenade de Luc sur Mer, les gamins alors en vacances, tannaient leurs parents pour savourer la gourmandise de l’époque : une gui-gui. Imaginez une guimauve multicolore, s’enroulant sur elle-même pour former une jolie … Lire la suite

Nostalgie new-yorkaise

Image

En me promenant dans mes archives photographiques – qui commencent à prendre de la place – je me suis arrêté sur cette photo.

under-the-rain

Nous sommes à New-York en 2008. Il pleut comme vache qui pisse. Partant du principe que ce temps catastrophique mérite du noir et blanc, je m’amuse à photographier un peu tout et n’importe quoi. Ceux qui me connaissent le savent : j’aime à répéter – parce que mon âge avancé me fait radoter – que ce n’est l’appareil photo qui fait le photographe. Pour le coup, sur ce cliché, je le prouve. J’ai photographié avec un Nokia N95.

Plus tard, un camarade laissera tomber ce joli commentaire : « – On dirait du Man Ray. »

Quoi qu’il en soit, cette photo me replonge dans l’ambiance new-yorkaise pluvieuse et venteuse de cette journée de mars 2008. Il me semble presque retrouver l’odeur enfumée de cette rue. Comme je me souviens très bien des bruits qui m’entouraient.

J’aime cette photo. Je voulais la partager avec vous.

I love you. All of you. And Lulu.