Madame rêve : suite et fin (définitive)

Vous vous souvenez que dans un récent papier, je critiquais la notion de service que le restaurant « Madame rêve » entretenait. Une nourriture très moyenne, surtout pour les prix demandés, un service maladroit et pour conclure, une façon plus que sommaire de nous demander de libérer notre table.
Vous avez été nombreux à m’écrire que les bonnes manières étaient en dépôt de bilan, que la relation clientèle s’effaçait au profit de la rentabilité. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Celle-ci a eu un rebondissement inattendu que je m’empresse de vous raconter.

Ah, pour digérer une telle soirée, il nous a fallu de la sagesse et de la tolérance. De la patience et de l’empathie. Quand nous sortons du restaurant, le voiturier devine notre contrariété. Nous interroge. Nous répondons que non, nous ne sommes pas très contents du service, de la nourriture et du manque de professionnalisme du bellâtre-je-suis-chargé-de-clientèle. L’homme hoche de la tête, signe qu’il comprend. Quelques minutes plus tard, il gare la voiture de notre ami – celui qui nous a invité et qui, par conséquent, n’est pas très content – sur le trottoir. Nous saluons poliment et quittons l’endroit.

Le lendemain, j’écris mon article.

Si beaucoup d’entre vous, mes chers amis lecteurs, m’ont témoigné leur solidarité et leur compréhension, je n’ai eu, en revanche, aucun commentaire du groupe de Laurent Taïeb, de son grand patron ou d’un de ses collaborateurs. Rien, zéro, nibe… Je conclurais donc par le célèbre : « les absents ont toujours tort. » Quand à l’image du restaurant, sur le parquet, elle est excellente. Par contre, sur le papier, elle n’est plus là.

Affaire classée ?

Presque. Ce matin, mon ami m’a envoyé un sms.

« Nous venons de recevoir un PV pour stationnement très gênant rue du Louvre. J’avais confié ma voiture au voiturier. Cela vient couronner le merveilleux accueil de cet établissement. »

Quand je demande à mon camarade s’il a payé le voiturier, ce dernier me répond : « Bien sûr ! 20 euros ! »

Voilà donc la technique de l’endroit pour rentabiliser les frais généraux. Faire payer très cher un repas quelconque – dans un décor plus que beau, il est vrai – , dégager le client au bout de deux heures de manière assez radicale et lui faire payer – au propre comme au figuré – son stationnement. Le partage de ce dernier est équitable : 20 euros pour le voiturier et le reste pour la ville de Paris. Certainement le moyen inventé par le groupe Laurent Taïeb pour s’acquitter de la taxe foncière. Vous me direz, parce que vous défendez le diable, que c’est la faute du voiturier uniquement. Je vous répondrai : «Si, en plus, ils embauchent des filous… »

Pour conclure, l’expérience tellement prometteuse de ce restaurant s’est révélée être une belle, que dis-je ? Une majestueuse catastrophe. La devise choisie par Laurent Taïeb : « Voir Paris autrement». Il parle certainement du restaurant panoramique d’inspiration japonaise, situé sous les toits de l’ancienne Poste parisienne.

Désolé, Laurent, mais vu la vue proposée au rez-de-chaussée, je préfère ne pas monter à l’étage.

I love you. All of you. And Lulu.

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