L’Antica Pizza da Michele

Nous sommes arrivés à Naples. Tout le monde vous le dira : il faut aller manger une pizza chez Michele. L’endroit est célèbre : Julia Roberts est passée ici et un extrait du célèbre roman Eat Pray Love d’Elizabeth Gilbert est fièrement accroché sur un des murs. Normal, toute une page du bouquin parle de l’endroit mythique.

Comme nous sommes des gens bien élevés, nous n’avons pas voulu déroger à la règle. Manger une pizza chez Michele était inscrit au programme de la soirée. Je dirai même plus : c’était le but de ce road trip. Après avoir bu un très bon Schpritz sur la place San Domenico Maggiore, nous nous sommes tranquillement dirigés vers le restaurant. L’endroit est célèbre et comme prévu, nous ne sommes pas seuls. Loin de là.

Les touristes, comme les locaux, attendent patiemment leur tour pour pénétrer dans le restaurant. Je demande mon ticket. C’est comme à la sécu. Un bonhomme avec une drôle de coupe de cheveux me tend un bout de papier. Numéro 46. Nous en sommes au 22. Selon lui, il y en a à peine pour 25 minutes d’attente.

Lucie est prête.

Effectivement, trente minutes plus tard, nous serons installés. Entre-temps, nous entendons des cris de joie qui viennent de la rue voisine. Piqué par la curiosité, je vais voir ce qu’il se passe.

Des napolitains se sont rassemblés devant un écran de télévision et regardent le match de foot. L’équipe de Naples vient de marquer un but. En regardant mieux, je constate qu’ils sont installés devant le centre de paris du quartier. C’est un sport national, en Italie, que de parier.

Nous sommes à table. Première surprise : ici ne sont servis que deux pizzas. La grande classique : la Margherita et la Marinara. Cette dernière est un mélange de tomates, origan et ail. Comme une surprise – je ne dis pas qu’elle est mauvaise – ne vient jamais seule, le vieux serveur m’informe qu’il n’y a pas de vin. Seulement de la bière ou du coca. Et de l’eau, bien sûr. Nous partageons notre table avec deux italiens qui sourient de notre découverte. Deux Margharitas commandées, andiamo, il ne reste plus qu’à attendre.

Quand nos pizzas arrivent, il n’y a plus rien à dire si ce n’est un vague commentaire du genre : – « Ah ouais, quand même… » ou « la vache… » Bref, nous sommes un peu sans voix. Elles sont taillées à l’américaine, nos pizzas. Ont été préparées pour un régiment qui a passé quinze jours dans le désert de Gobie. Devant mon assiette, je me surprends à penser que je ne la terminerai pas.

J’ai même fait une vidéo en direct sur Facebook. Normalement, on peut la voir sur ce lien. Je ne jure jamais des autorisations du réseau social.

La pâte est incroyable de finesse. Pourtant, elle remplit la bouche. La sauce tomate explose dans le palais et le fromage amène sa touche salée. Lucie me fait remarquer que j’oublie de parler du basilic. Comment, se demande-t-elle, deux petites feuilles de cet aromate peuvent si bien parfumer l’ensemble ? Bonne question, vous avez deux heures.

Voilà. En quelques lignes, j’ai tenté de vous expliquer pourquoi il faut aller manger une pizza chez Michele. Je reviens très vite vous raconter notre découverte de l’extraordinaire Sienne, où Siena en italien.

I love you. All of you. And Lulu.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Un site WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :