Oups ! Je suis en retard…

Je sais, je sais, je suis en retard… Rien de publié hier à propos de notre merveilleux road trip en Italie. Mais voyez-vous, Lucie a retrouvé son amie d’enfance, hier française et depuis plus de 50 ans, italienne. Il y a eu beaucoup d’émotion et de joie hier soir. Du coup, je n’ai rien écrit. Il est n’est que temps de vous parler de Riomaggiore, Manorolo, les deux derniers villages des Cinq Terres. Mais aussi de Portovenere. Et de Levanto

Comment rattraper un tel retard ? Comment écrire une chronique de deux jours ? Sans lasser le lecteur ? Sans aller trop vite ? Ou trop lentement ?

Notre trajet du jour

Ben, je vais essayer.

Levanto

Le train qui dessert les Cinque Terre a comme terminus Levanto. Au moment d’acheter notre pass, le guichetier de la gare nous avait conseillé de faire un saut là-bas. Il n’en fallait pas plus pour décider Lulu.

Levanto est une petite ville de bord de mer. Il y traîne ce parfum hors-saison auquel je suis très sensible. Comme ce casino municipal fermé avec sa piscine vidée. Ou ce cinéma d’hier dont j’ai déjà parlé. Dans le même genre, je découvre une autre salle obscure. Abandonnée, celle-ci.

Il n’y a pas beaucoup de touristes. Au point que nous nous sommes demandés s’il n’aurait pas été plus judicieux de chercher notre hébergement ici plutôt qu’à La Spezia. D’ailleurs, visiter les cinq villages dans ce sens est moins fréquenté.

Il est temps de partir vers Manorolo.

Manorolo, le quatrième village

On peut dire ce qu’on veut. Mais ces villages dont les maisons s’accrochent désespérément les unes aux autres, peut être pour éviter de tomber à la mer, rappelle que les hommes sont capables de faire des choses extraordinaires pour survivre. Parce qu’avant d’être un manège à touristes, les Cinque Terre ont été façonnées, pendant des siècles, pour répondre aux besoins de ses habitants. La mer apportait le poisson. Les vignes plantées, avec un savoir-faire qui frôle le génie, produisait le vin. Aujourd’hui, même si les boutiques à souvenirs pullulent, autant que les restaurants, il est difficile de ne pas admirer l’intelligence humaine. J’imagine aisément l’ambiance d’un vieux film italien en noir et blanc. Sophia Loren court vers le port minuscule retrouver Marcelo ou Dino, qui reviennent de la pêche.

Nous nous asseyons sur la jetée, et dévorons des calamars frits, fameuses spécialités locales. On se lèche les doigts plein d’huile, on se délecte et en plus, on contemple une séance photo – une mère et sa fille – pas piquée des hannetons.

Allez, en route pour Riomaggiore.

Riomaggiore

Très franchement, les jambes commencent à fatiguer de ces deux jours d’excursions. On a grimpé ou franchi des escaliers, remonté des pentes. Pourtant, quand on découvre la majesté de Riomaggiore, on oublie tout. Ça valait le détour. Les murs ocres, rouges, jaunes et oranges fascinent et interpellent le regard. On oublie les chinois et les américains, les allemands et les français. C’est magnifique.

Il est temps de partir des Cinque Terre. Avant de retrouver Marina, l’amie d’enfance de Lucie, nous partons découvrir Portovenere.

Portovenere

Quand on a dans les yeux la magie des Cinque Terre, l’apparente monotonie de Portovenere pourrait décevoir. L’apparence est trompeuse. En allant marcher dans les ruelles de la station, la vie italienne est là. Présente mais pas trop. Ici, une conversation à travers une fenêtre. Là, une télévision qui crache des jingles.

Nous montons vers la citadelle fortifiée. Une petite église domine le golf.

La mer gronde. Les vagues se jettent sur les roches éternelles. Plus bas, se trouve la grotte de Lord Byron. La légende dit que le poète anglais a écrit ses plus beaux poèmes ici.

Ici, on plonge du haut des falaises qui sont hautes de vingt mètres, excusez du peu.

Un dernier coup d’œil vers le large… Il est grand temps de partir vers Carrara, notre escale de la journée. Dans cette ville dominée par les carrières de marbre blanc, habite Marina, la voisine de palier de Lucie quand elle habitait, gamine, à Poissy. Par un heureux concours de circonstances qu’il me faudra écrire un de ces jours – si ma chère et tendre me l’autorise – Lucie a retrouvé sa copine. Elles ne se sont pas vues depuis 47 ans.

Une dernière photo ?

D’accord, je suis en retard mais reconnaissez que je n’étais pas avare en photos. J’en ajoute une dernière. Elle n’a rien de spectaculaire. Je ne suis même pas sûr qu’elle soit belle.

En arrivant à Levanto, pour descendre vers le bord de mer, il faut longer ce garage. Une 4L, une Fiat 500 et une Coccinelle… Trois automobiles légendaires, quand ces modèles étaient dessinés à la main… Ça m’a plu.

Tout à l’heure, en fin d’après-midi, je devrais pouvoir rattraper mon retard. En attendant, passez une belle journée.

I love you. All of you. And Lulu.

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