Le musée de la Nationale 7

Sur trois articles concernant ma remontée de la fameuse route, je n’ai jamais parlé d’une étape presqu’obligatoire : le musée de la Nationale 7. Voici pourquoi.

Quand j’ai commencé ce voyage, j’ai choisi ce musée comme première étape. J’étais sûr de trouver de la documentation sur les endroits à découvrir, les étapes où s’arrêter etc… Comme j’avais choisi de remonter la Nationale 7 jusqu’à Paris, il semblait un très bon point de départ.

Déjà, il ne faut pas louper l’entrée. La Nationale est large et beaucoup de voitures passent ici. Le demi-tour est interdit ou alors, il faut bien faire attention à ne pas se prendre un camion ou ne pas écraser quelqu’un. Ce n’est plus de la conduite, mais du pilotage… Une fois à l’intérieur, c’est un véritable petit paradis vintage qui s’offre à mes yeux. Une jeune fille m’accueille, le sourire aux lèvres.

Je lui explique mon voyage. Elle me conseille Le livre de la Nationale 7, mélange de bande dessinées et de reportage, signé par Thierry Dubois, dessinateur et scénariste, passionné des routes et de la Nationale 7 en particulier. Je le prends. Je demande à cette aimable jeune femme de me vendre un ticket d’entrée du musée. Contempler les objets vintage de ce petit espace me tente énormément.

Pour acquitter les 35 euros, je sors ma carte de crédit. La jolie brune fait la moue.

« – Je suis désolée, nous ne prenons que les chèques et les espèces. »

C’est la meilleure. Bien sûr, je n’ai pas d’espèces, encore moins de carnet de chèques

« – Je viens de faire deux cent kilomètres, vous ne croyez tout de même pas que je vais rouler à chercher un distributeur ? Non, franchement, vous avez tout faux.. »

Je vois que la belle est désolée. Elle plaide non-coupable.

« – Ce n’est pas moi qui décide, explique-t-elle, c’est le patron. »

Ce à quoi je lui réponds :

« – On ne compte plus les chèques sans provision et dans deux ou trois ans, il n’y aura plus d’espèces en circulation. C’est vrai qu’en n’acceptant pas la carte bancaire, votre patron ne paye pas les frais de celle-ci. Mais à vouloir gagner un petit peu, on perd finalement beaucoup. Dont un client : moi. »

Je le pense encore aujourd’hui. Montrer l’ambiance des années 60, c’est bien. Vivre avec son temps, c’est mieux. Du coup, je suis reparti, frustré et les mains vides.

J’ai trouvé le livre moins cher sur Internet. Payé par carte bancaire, donc.

I love you. All of you. And Lulu.

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