Nous sommes tous des cons. Le pire, c’est que nous voulons le rester.

Assez. J’en ai assez. Voire marre.

La goutte d’eau a fait son chemin : le vase ne déborde pas. Il implose. J’ai lu cet article, ce matin :

Le « monsieur Radar » du ministère de l’Intérieur soupçonné de faire payer ses PV à l’administration.

Ou comment un haut-fonctionnaire se fait payer ses PV d’excès de vitesse par l’administration, c’est à dire le Trésor Public.

Pour faire bref – parce que je vous prie de croire que je n’ai absolument pas envie de m’étaler là-dessus – le directeur de l’agence nationale de traitement automatisé des infractions, monsieur Jean-Jacques Debacq, a fait payer ses contraventions – la plupart étant des excès de vitesse – par son administration. La somme n’est pas très importante, en soi : 700 euros. Quant aux points retirés, cadeau, laissez, c’est pour moi… C’est pour offrir ?

Là, c’est trop. Un niveau est atteint. Un de plus.

Déjà, les députés nous ont pris pour des bons pigeons en s’excluant du projet de loi sur les cumuls de mandats. Un ancien président fait passer des vessies pour des lanternes, donne des leçons d’économie mondiale alors qu’il a endetté la France pour près de 600 milliards ( C’est pas moi qui le dit )… On se bagarre pour bosser, on nous pique pas loin de 54 % de nos revenus et avec ce qu’il nous reste, on se fait ch… à élever nos gosses.

Trop, c’est trop.

Je ne parle pas d’un gouvernement. Je ne parle pas d’un Flanby ou d’un premier sinistre qui ne rêve que d’aéroport – là-dessus, Montebourg a raison : on s’en fout mais à un point – je ne parle pas de fonctionnaires qui ne respectent pas les lois et plient le système pour se l’approprier.

Je parle de nous.

Nous ne bougeons pas, nous laissons faire. Autant descendre nos pantalons, présenter nos aimables postérieurs et montrer que nous sommes prêts pour une bonne b… Tout ce que nous savons faire, c’est râler. Râler, râler et encore râler. Nous sommes soixante millions à râler. C’est sûr, c’est constructif. En mai 68, la France n’a pas râlé. Elle a gueulé. Aujourd’hui, personne ne bronche. Alors, ne nous plaignons pas si ces gens se foutent ouvertement de notre gueule.  Le principe est simple : si on ne dit rien, ils continuent.

Nous sommes tous des cons. Vous, moi. Tous.

Que faire ?

Mais, bordel, dans un premier temps, VOTONS. Pas pour un champion imposé par les médias parce qu’il a une belle gueule. Pas parce qu’il parle bien et qu’il est généreux  avec l’argent des autres. Pas parce que l’étranger est la cause de tous nos problèmes. Votons pour des idées. Votons pour changer ce putain de système. Votons pour un mec qui en voudra, qui aura les couilles d’aller contre les lobbys, les banques – je ne dis rien mais là aussi, avec elles, on s’est bien fait avoir – et autre conglomérats économiques privilégiant le bénéfice à l’humain.

Ensuite, révoltons-nous contre un système fiscal injuste et arrogant, contre des dirigeants qui ne nous écoutent plus depuis longtemps et, pour cause, nous ne leur parlons plus. Je reprendrais bien volontiers la phrase de Kennedy : ne vous demandez pas ce que la France peut faire pour vous. Demandez-vous ce que vous pouvez faire pour la France. Prenons la parole, nous sommes SOIXANTE millions. Mais merde, je n’entends personne.

Je ne trouve pas normal de me payer un nouveau permis de conduire alors qu’un feignant de l’administration a été incapable de faire son boulot. Je trouve scandaleux de payer 1200 euros à l’Etat et à l’Urssaf pour monter ma société alors que je n’ai encore rien gagné. Je trouve scandaleux qu’on nous aide à rester pauvre – c’est si facile d’être au RSA – et ignoble que cet état ne nous aide pas à concrétiser des projets.

Nous nous faisons taper dessus, nous ne disons rien. Nous sommes donc devenus cons.

Coluche le disait déjà en 1980 : – » Coupez les timbres en deux avant de les coller sur vos enveloppes, ils seront bien emmerdés. » Qu’attendons-nous pour le faire ?

Je suis en colère. Contre nous. Nous ne faisons rien pour changer le cours des choses. Nous nous abrutissons de reportages télé, vantant l’omniprésence policière dans les quartiers branchés de la capitale. Nous nous endormons sur des Télés réalités sordides – les Ch’tis à Hollywoord et toutes ces conneries – et nous nous croyons intelligents en regardant Antoine de Caunes animer un faux Grand Journal. Nous sommes dirigés, endormis et abrutis par un mélange de médias, de pouvoir et de CAC40.

La solution n’est pas de changer de dirigeant. Nous devons changer, NOUS.

Nous cristallisons notre déception sur les Roms et leurs petits larcins quotidiens. Mais eux – Du moins, une bonne partie – ont eu le courage et les tripes de partir de chez eux. Nous en sommes incapables. Tant que nous serons raides immobiles, muets et doux comme des agneaux, sages comme des images, nous aurons peur.

J’attends vos commentaires. C’est peut-être un début de prise de conscience…

I love you… All of you. And Lulu.

 

 

Publicités

2 réflexions au sujet de « Nous sommes tous des cons. Le pire, c’est que nous voulons le rester. »

  1. Je vous approuve à 100%
    Mais voter oui, mais pour qui ? Ils sont tous les mêmes, quelque soit le parti. Comment voter pour ceux qui ne se présentent pas.
    Et comment changer tout seul quand on est englués dans un système mondial qui nous tient par les c**** ?
    Changeons la France, changeons le monde, mais commençons par nous changer nous ? C’est peut être bien ça le pas le plus difficile…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s