Amusant, non ?

Je sais, je sais, vous râlez.

Vous vous dites que je n’écris plus grand chose, que je suis une feignasse – si, si et je vous comprends : je dirais la même chose – et que, pire, vous souhaitez vous désabonner de mon blog.

Vous avez raison.

Bon, maintenant que les présentations ont été faites, on peut continuer ?

Il se passe beaucoup de choses dans le monde. La colère du monde arabe contre les États Unis. Notre président qui nous demande 30 milliards d’euros et Martine qui quitte le parti.

Sacrée Martine. Elle me fait vraiment rigoler.

Pourquoi ? Mais je m’en vais vous le dire…

Souvenez-vous.

Au moment de choisir son candidat pour la présidentielle, le parti socialiste a organisé des primaires que la télévision française s’est empressée de diffuser. Cinq prétendants se sont affrontés devant des millions de téléspectateurs. Il a ensuite été demandé au peuple français de choisir son champion. Sinon le nôtre, du moins celui de la télé… Conscients d’être invités à participer à un choix national, vous avez été nombreux à voter, mes chers concitoyens. Les cadres socialistes se sont félicités d’une telle adhésion populaire.

François Hollande est élu candidat à l’élection présidentielle. Tout le monde connaît le reste de l’histoire. Au passage, je ne peux m’empêche de revenir sur la « fameuse gauche molle », termes aussi délicats que délicieux de Martine Aubry pour concrétiser l’aura du futur président et qui vaudra à ce dernier le non moins savoureux surnom de Flanby.

Aujourd’hui, les choses sont différentes. Les socialistes sont en place au pouvoir. Des mesures sont prises : François Hollande nous annonce qu’il va nous taper 30 milliards d’euros pour redresser la France. Parenthèse : ce n’est pas nous qui l’avons fait tomber. Mais les payeurs étant toujours les mêmes, autant s’adresser à ceux-là. C’est à dire nous. Bref, disais-je, le président, dans son allocution télévisée animée par la toujours jolie Claire Chazal, explique qu’il est bien conscient de l’effort qu’il nous demande. Tu m’étonnes. Il insiste et souligne, signe et persiste : –  » Jamais dans la cinquième république, un président n’a demandé un tel effort.  »
J’insiste : tu m’étonnes.

Les socialistes sont donc aux manettes. Attention, ni ne juge ni ne critique : juste vois. C’est jolie de mettre une phrase entière sans le « je ». C’est à ce moment que Martine décide de passer le relais. Terminé, fini, elle a terminé son travail de leader d’un parti. C’est ce qu’elle a expliqué sur Télé Matin :

« Je passe le témoin. C’est aussi une façon de montrer qu’il ne faut pas s’accrocher. (…) Il faut transmettre, il faut passer la main. Je crois que trop de politiques ne savent pas faire cela. C’est ce que je fais aujourd’hui avec une équipe renouvelée. J’en suis heureuse, j’ai le sentiment que j’ai fait le travail » Avant de rajouter : « – Un président socialiste, un premier ministre socialiste, une majorité socialiste: je peux partir.  »

Dont acte.

En ces temps de grande crise, où les spécialistes s’accordent à dire que nous sommes loin d’avoir traversé la chose, il me semble normal qu’un parti socialiste soit tourné vers les gens, compréhensif et sage. Comme il me semble tellement logique qu’il demande à ses militants qui peut remplacer son chef. Mais voilà, Martine a décidé pour tout le monde. Ce sera Harlem Désir. Sans même consulter les membres du parti et de sa base, ses cadres ou des millions de français, comme cela avait été le cas pour les primaires. Les socialistes ont le pouvoir, il n’est donc plus besoin de rallier les troupes ?

Je ne critique pas le choix de monsieur Désir, devenu célèbre pour « Touche pas à mon pote » et la création de SOS racisme.

Entre autres. Est-il besoin de rappeler que l’homme a été condamné à 30000 francs d’amende et 18 mois de prison avec sursis pour emploi fictif ? Certes, ce n’est pas la première fois qu’un socialiste à la tête de son parti est condamné. Ainsi, Pierre Mauroy et Henri Emmanuelli sont les deux autres exemples que, dans votre sagacité légendaire, vous alliez me citer. Certes, certes, mais ils ont été condamnés après avoir quitté la charge suprême et non avant de l’intégrer ce qui, en soi, est une nouveauté. Tout le monde s’en fout, personne ne dit rien. Et ce n’est pas l’objet de mon petit papier à dix balles.

Je demande juste : n’aurait-il pas été plus démocrate que ce choix soit proposé par les militants du parti socialiste ? Et que ces derniers valident le choix de Martine en votant ? Hein ? Oui, oui, c’est à vous que je le demande.

Parce que, voyez-vous, cette manière de faire, imposer son dauphin sans même consulter les hommes et femmes qui ont fait et élu François Hollande, me rappelle singulièrement une autre époque socialiste : celle des soviets.

Maintenant, je dis ça, je dis rien…

I love you. All of you. And Lulu.

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