Si, si, ça existe encore…

Je suis désolé. Je m’excuse. Mais je dois m’insurger. Je vais lever la main, peut-être même pointer un index accusateur. Oui, mesdames et messieurs, je ne suis pas d’accord avec une vérité désormais établie.

À savoir, le rade d’autrefois n’existe plus.

Non, non et non, j’insiste, je ne suis pas d’accord. Pour tout vous dire, je sortais d’un déjeuner avec mon ami monsieur Leica – oui, Fabrice, notre ami commun – et rentrais d’un pas léger mais volontaire. Soudain, allez savoir pourquoi, l’envie de… Vous voyez ce que je veux dire, hein ? Le besoin pressant de communiquer avec la nature, de revenir aux origines. Bref, violente envie de pipi.

Je regarde partout, à la recherche d’un endroit salvateur. J’avise immédiatement le MacDonald’s du carrefour. Mais voilà, les toilettes sont verrouillées par un code. Il le faut consommer pour obtenir ce dernier. Cela, il en est hors de question. Du moins, en ce qui concerne le
Clown vendeur de hamburgers.

Je sors. Remonte la rue de la Pompe. Mes reins me supplient d’agir. Je marche en contractant tout ce que je peux. Mon cou est devenu jaune tellement l’envie est montée haute.

Soudain. Alléluia, joie et allégresse, je vois un bar de toujours. Snack brasserie, affiche fièrement le store. J’entre dans le petit café restaurant. Une dame d’un certain âge et au décolleté vantant les mérites de deux coquins devenus de grands pendards aujourd’hui, commande un coca zéro. Le serveur, impeccablement habillé, claque des talons.
Derrière le comptoir, un authentique loufiat de la vieille école, noeud papillon et gilet noir, me sourit.

-« Que puis-je faire pour vous ?
– Un café et vos toilettes.
– Toilettes au sous-sol. Je vous sers le café quand vous reviendrez.  »

Je peux enfin aller me soulager. Ma vessie chante mes louanges. Je me sens maintenant mieux.
Je remonte.
Le serveur est aimable. Comme promis, il me tend mon café. Me demande 1 euro et 20 centimes. Moins cher que sur l’île de Ré. Je paye cash. Et fais la photo.

J’espère qu’elle décrira mieux que ma prose e sentiment de bonheur de savoir que, quelque part, Paris restera toujours Paris.

I love you. All of you.

20120403-151308.jpg

Publicités

Une réflexion au sujet de « Si, si, ça existe encore… »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s